Relations compliquées des fois avec certaines chargées de com'. Entre celles qui vous promettent la lune en vous vendant frères, sœurs, père et mère que leur hôtel sera le plus beau et le plus exceptionnel qu'ils soient ou que leur crème de beauté sera FABULEUSE, je vous jure il y a des jours où j'aimerais bien pouvoir certaines les envoyer dans un centre de recyclage de boulets en tout genre. L'expression n'est pas de moi mais d'une ancienne consœur. Bref, ce serait long à expliquer.
Difficile de leur faire comprendre une fois qu'on a testé un établissement par exemple à Londres récemment qu'il n'est pas suffisamment à la hauteur pour entrer dans nos pages. Là, généralement, les chargés de com' croient qu'on a profité de l'occasion uniquement de venir profiter de quelques jours de congés pour venir admirer un spa ou un hôtel qui était censé, pourtant correspondre à nos pages. Finalement, le service est décevant, l'accueil pas terrible et les installations pas vraiment du genre à vous mettre à l'aise.
Évidemment, les journalistes détestent avoir perdu leur temps. Et le temps c'est de l'argent... C'est pas moi qui l'ai dit mais quelqu'un d'autre d'hyper intelligent. Toujours est il que la chargée de com', elle, est supposée rendre des comptes à son client. Difficile de dire : 'J"ai fait venir des journalistes mais ils n'ont pas aimé votre service." Évidemment. Dur dilemme. Alors que faire...
Jongler habilement en expliquant qu'on pourra éventuellement faire une brève... Expliquer que les visuels ne correspondent pas au magazine ou tout simplement sortir le porte monnaie. C'est ce qui m'est arrivé avec l'hôtel londonien. Face à l'insistance de la chargée de com', j'ai demandé à payer ma nuit pour qu'elle me lâche les baskets.
Le montant de la nuit a fait mal à mon compte bancaire mais au moins, je ne subirai plus ses relances permanentes (5 appels par jour).
mardi 25 octobre 2011
lundi 24 octobre 2011
La pub du journalisme ou le journalisme de la pub ?
Je vous l'avais dit de retour d'un séjour apaisant, j'avais forcément envie de reprendre le clavier pour exprimer tout ce que je pense. Aujourd'hui à l'honneur : la pub. Et le publi-reportage.
Je ne sais pas si vous avez déjà dû écrire un publi ou ce qui ressemble à un publi mais qui ne l'est pas : des papiers dithyrambiques sur des lieux ou des choses (hôtels, entreprises, produit de beauté, vêtements). Moi, je déteste ça. Bon, je ne suis pas la seule, j'imagine.
Travaillant désormais dans un gratuit, je mange grâce à mes annonceurs et je pleure quand je rentre chez moi. J'exagère un peu, pas tant que ca en fait. La relation étroite entre la publicité et le journalisme n'est qu'une ligne facilement franchissable par certains et impossible à franchir pour d'autres. J'avoue : j'appartiens aux deuxièmes.
Malheureusement, le poids commercial de certains annonceurs oblige la plus grande bienveillance à leur égard. Entre ceux qui vous dites : "c'est votre boulot, racontez ce que vous voulez" et ceux qui au contraire savent mieux que vous comment écrire un papier et vous rendent des articles qui ne ressemblent à rien. Il y a un pas et pourtant...
Bref je me demandais comment les rédac chefs assument ou pas leur relation avec leurs annonceurs. J'en ai récemment parlé avec une collègue de la presse féminine qui me disait en avoir rien à cirer. Moi, je ne parviens pas à m'en foutre. Vraiment pas. C'est même un cas de conscience.
Alors j'espère recevoir quelques réponses de mes confrères ou consoeurs qui me donneront leur conseil pour apprendre à fermer les yeux ou pas ?
D'avance, merci beaucoup.
Je ne sais pas si vous avez déjà dû écrire un publi ou ce qui ressemble à un publi mais qui ne l'est pas : des papiers dithyrambiques sur des lieux ou des choses (hôtels, entreprises, produit de beauté, vêtements). Moi, je déteste ça. Bon, je ne suis pas la seule, j'imagine.
Travaillant désormais dans un gratuit, je mange grâce à mes annonceurs et je pleure quand je rentre chez moi. J'exagère un peu, pas tant que ca en fait. La relation étroite entre la publicité et le journalisme n'est qu'une ligne facilement franchissable par certains et impossible à franchir pour d'autres. J'avoue : j'appartiens aux deuxièmes.
Malheureusement, le poids commercial de certains annonceurs oblige la plus grande bienveillance à leur égard. Entre ceux qui vous dites : "c'est votre boulot, racontez ce que vous voulez" et ceux qui au contraire savent mieux que vous comment écrire un papier et vous rendent des articles qui ne ressemblent à rien. Il y a un pas et pourtant...
Bref je me demandais comment les rédac chefs assument ou pas leur relation avec leurs annonceurs. J'en ai récemment parlé avec une collègue de la presse féminine qui me disait en avoir rien à cirer. Moi, je ne parviens pas à m'en foutre. Vraiment pas. C'est même un cas de conscience.
Alors j'espère recevoir quelques réponses de mes confrères ou consoeurs qui me donneront leur conseil pour apprendre à fermer les yeux ou pas ?
D'avance, merci beaucoup.
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