lundi 21 décembre 2009

Vacances ou travail ?

Depuis un mois, j'en rêve... Je les imagine tapie près d'une cheminée avec un bon bouquin entre les mains... Je m'y voyais déjà... En VACANCES !!! Évidemment ce qui devait arriver arriva...

Vendredi dernier... Un mail : C'est urgent. Etes vous disponible pour une mission rédactionnelle ? J'ai besoin de 10 articles pour le 4 janvier... Ah oui, quand même... Faites moi un devis...

Grr !!! J'ai hésité ! Que faire ? Accepter la mission même s'il me fallait passer mes vacances sans l'être réellement ou refuser et se voir condamnée à ne plus travailler avec ce média potentiel...

En fait, je n'ai pas beaucoup réfléchi : j'ai dit : oui, je suis dispo !
Après coup, je me suis rendue compte que je n'aurai pas de ces vacances tant attendues...

Ma mère m' a rassuré en me convaincant que j'avais eu raison... Qu'avec l'argent que j'allais gagner, je pourrais m'offrir plein de belles vacances après... OUI, c'est le but...

Sauf que ces 6 derniers mois n'ont pas été de tout repos et que chaque fois que j'envisage de me poser quelques jours, mes projets se retrouvent très souvent contrariés...

Au final, je suis ravie de commencer à travailler avec ce média... Mais à terme, ma politique de travailler tout le temps est-elle possible avec ma santé ?

Qu'auriez-vous fait ? Auriez vous accepter ? Accepter ou refuser ? Que faire ? Faut il s'imposer des règles universelles côté travail ?

Donnez moi vos avis

mercredi 16 décembre 2009

Ma manière de gérer au téléphone...

Jusque là, j'affichais une disponibilité de tout instant avec mec clients, dès que le téléphone sonnait, je répondais immédiatement et traitais en urgence leur demande.

Sauf qu'avec le temps et l'expérience, je me rends compte que ce n'est pas toujours rendre service au client. Je m'explique :

1- il a l'impression de recevoir un traitement de faveur la première fois et ensuite s'habitue trop facilement à ce type de comportement pour vous faire la moindre remarque quand vous ne répondez plus immédiatement. Il se croit alors unique et seul au monde... Il a alors tout FAUX !!!!

Je traite chacun de mes clients avec une disponibilité et une réactivité rares. Néanmoins, aucun parmi eux n'est traité de manière privilégié... Je m'impose une certaine limite dans l'amabilité et la familiarité... Ce sont mes clients aujourd'hui mais demain peut-être plus... Alors restons pro !

2- Avec plusieurs projets à gérer, je me rends compte que c'est tout simplement difficile de passer d'un travail à un autre en claquant dans les doigts... Quand je suis sur un dossier, j"y suis à 300% donc investie et concentrée entièrement, j'ai du mal à me couper de ce que je fais... Au détriment de ma vie personnelle, parfois...

Je réalise des contenus rédactionnels pour des magazines et des fois quand mes rédacteurs en chef ou certains clients me contactent par rapport à leur projet, j"ai tout simplement du mal à passer d'un sujet à l'autre.

3-C'est pour cela que j'ai mis au point un certain nombre de questions que je pose immédiatement afin de comprendre de quoi me parle la personne au téléphone.
C'est quoi le sujet ?
Quand a eu le lieu notre dernier contact ?
Ces questions sont précieuses parce qu'elles me permettent de gagner du temps pour adapter le tir ensuite et capitales pour comprendre les attentes des clients.

Bref... Passer du chat au chien en deux temps trois mouvements n'est pas toujours aussi simple qu'il n'y parait. Et j'avoue des fois, j'ai tendance à me paumer et à réaliser au cours de la conversation téléphonique à qui j'ai à faire.

J'envisage donc de réserver certains créneaux horaire pour répondre aux questions ou aux appels de manière à optimiser ces conversations...

Et vous, vous gérez comment ?

samedi 12 décembre 2009

Les clefs pour rester dans le coup

Il y a une semaine, une copine m'appelle: "Christel, c'est la catastrophe !!! J'ai besoin de ton aide ! "
Là, je me demande si j'ai raté la mort de Johnny Halliday quoiqu'il doit bien y avoir des choses largement pires que ca ou si j'ai oublié son anniversaire... Bref après deux secondes de réflexion, je l'interroge pour savoir en quoi je vais bien pouvoir l'aider...

"Voilà, c'est une amie qui est prof d'anglais. Sauf qu'elle n'a pas évolué pour un sou. Ces méthodes sont poussiéreuses à souhait, sa structure tient parce qu'elle a développé une certaine renommée mais franchement, ces plaquettes donnent une image vieillotte... Faut tout refaire !"

"Ah, t'es sûre... Tu as sa plaquette ? Son site web ? " "Ouh, mais elle n'en a pas de site. D'ailleurs, il va falloir que tu t'en occupes..."

"Oui mais pas de suite.... J'ai déjà beaucoup de boulot."
"Ah non, c'est urgent. Elle voudrait que tout soit prêt pour le début d'année"
"Pff... Je vais essayer..."

Et me voilà partie dans une folle aventure. Je rencontre cette charmante formatrice en anglais... Et sans même voir ses documents, je comprends qu'il va y avoir du boulot...
Le discours n'est absolument pas au point. La manière de se présenter est archaïque et ses techniques de vente sont effrayantes...

Il faut se rendre à l'évidence : elle a raté un wagon... voire le train carrément...

Et c'est parti pour des logos, des slogans, des plaquettes ciblées, un site web... Bref une avalanche de boulot...

Mais surtout, je me pose des questions... Comment est-ce-possible aujourd'hui d'être aussi vite dépassé ?
1- se tenir rencardée sur les évolutions techniques. Il y a encore huit moi, je n'y pompais riend u tout en informatique, en code html, flash et php... Après m'être initiée toute seule via des sites de renseignement, je me suis formée et améliorée...même si tout reste largement perfectible...Et je poursuis sur ce chemin...

2-Lire les magazine d'aujourd'hui, rester éveillée sur le monde qui nous entoure... Quand je me déplace en bus ou en vélo, je note dès que j'en ai le temps les idées qui m'ont plu, les pubs qui m'ont marqué, les slogans qui ont percuté... De manière à pouvoir m'en inspirer plus tard...

3-Discuter avec des collègues... Travailler en indépendant ne signifie pas vivre en ermite... Mes amis qui ont aussi des boites évoluent ou font évoluer leur boite avec des idées que je n'aurais peut être jamais eu et vice-versa... Nos échanges de bons procédés nous permettent de nous améliorer de rester dans la tendance.

4-être curieux de tout... Je crois bien que c'est indispensable pour ne pas être out très vite. Même si j'ai conscience qu'avec une famille à gérer, je n'aurais certainement moins de temps à consacrer à tout cela, ce boulot qui en apparence ne l'est pas me permet de rester dans le coup...

Et vous ? Comment faites-vous ?

vendredi 4 décembre 2009

Tu ne feras pas ....

Avec le temps et l'expérience, je me rends compte que les 3/4 de mes clients ont une vision assez étriquée de ce que je peux leur amener. C'est assez frustrant à expliquer.
Quand je propose un état des lieux avec des recommandations précises, je me rends compte que très souvent ces clients ne prennent très peu en considération mon avis d'experte.

Actuellement, je suis en charge d'un magazine très haut de gamme de publicité. Quand je rencontre mes différents interlocuteurs (en l'occurence les annonceurs), j'essaye dans les délais impartis de leur apporter une véritable plus-value à leur publicité en leur expliquant concrètement les tenants et les aboutissants de leur communication.

La phrase que j'entends 9 fois /10 c'est : "C'est vous l'experte, on vous laisse faire" pour, après que j'ai rédigé le publi rédactionnel, surgissent des remarques. Des remarques qui ébranlent plus ou moins le rédactionnel réalisé. Je suis alors obligée de prendre en considération leur avis sur la question sans être convaincu du bien-fondé de leur remarque...

Vu que c'est mon deuxième magazine que je prépare actuellement, je n'ai pas voulu répéter les mêmes erreurs. D'où une vigilance et un effort particulier à cibler leur message et leur avis sur la question. Malgré tout, j'essuie toujours quelques remarques -pas très méchantes- concernant mes réalisations...

J'ai donc pensé à établir un questionnaire précis afin d'éviter ces réactions qui me font perdre du temps. J'ai également réfléchi à ma manière d'approcher cette clientèle... J'ai pensé à renforcer mon travail en amont avec un entretien préalable afin de mieux déterminer les attentes de certains.

Puis, je me suis rendue compte qu'il y avait également deux manières de me faire des remarques. Pour ceux qui annoncent la couleur clairement avec des tons peu cordiaux comme " Cela ne me plait pas ! ", j'ai souvent beaucoup de mal à me remettre dans le bain... A retravailler les attaques et le contenu.. Certes je le fais mais sans vraiment avoir l'envie... Alors que pour ceux qui vont y aller avec plus de douceur du genre "C''est pas mal mais il y a tel point qui pourrait être arrangé", je vais me plonger avec fascination dans le projet sans regarder ma pendule...

C'est souvent très difficile d'avoir la meilleure réaction quand une personne extérieure juge le travail sur lequel vous venez de plancher plusieurs jours durant...

Par exemple, une amie graphiste réalise une carte de vœux pour une antenne locale d'une grosse entreprise sans véritable ligne directive. Elle propose différentes maquettes, le projet plait... Validé en deux temps trois mouvements. Pour l'agence locale, c'est le ton et la manière souhaités.

Sauf que pour la directrice de la communication européenne, cela ne correspond absolument pas à l'image grand standing de l'entreprise. Résultat : elle doit tout rebosser et reçoit alors un cahier des charges à respecter.

Cette histoire m'a apprise à être davantage exigeante sur les rapports internes au sein d'une entreprise. Je demande toujours un trombinoscope de l'entreprise en question afin de connaitre mes différents interlocuteurs et ceux que je ne rencontrerai peut-être jamais mais qui critiqueront mon travail.

Pour les petites structures, je m'adresse uniquement au directeur. A lui, ou elle de soumettre alors mon produit à ses interlocuteurs.

J'ai souvent eu beaucoup de mal à accepter des critiques habilement formulées. Avec le temps, on l'accepte davantage. Puis, je pense également que si les donneurs d'ordre prennent la peine de faire attention à ce que vous réalisez, il faut alors prendre en considération leur remarque. Comme tout le monde, je n'aime trop ca mais je parviens désormais à positiver et à me servir des critiques formulées. Une bonne école... en quelque sorte. C'est peut être ca, finalement l'expérience ?


Et vous, vous faites comment ? Comment gérez-vous les remarques ?