Est ce que cela vous est déjà arrivé de ne pas voir la journée passer et de vous rendre compte que vous n'aviez pas fait le quart du quart de ce que vous auriez du faire ? Allez, soyez pas vaches ! On peut bien se le dire ? !
Bref pour ce qui me concerne, c'est pas souvent que ce type de journée morte m'arrive. Heureusement, d'ailleurs ! Mais après plus de 3 semaines de boulot intense, mon cerveau n'avance plus. Il est comme qui dirait en rade !
Je le sentais arriver et puis, plaf, dans ta gueule ! La journée avait mal commencé. Le radio réveil avait craché ses décibels trop forts, trop tôt surtout. J'avais eu du mal à m'extirper du lit. Mais pas comme d'habitude. Oui parce que je déteste toujours sortir du lit. Mais là, ce matin, j'avais vraiment souffert.
9h00 : devant mon ordinateur, j'avais commencé par mes mails que j'avais lu en diagonale. J'avais été jeter un coup d'œil rapide à mon twitter, puis mon facebook... Et là, ce fut le drame ! Une copine m'alpague et commence à me harceler de questions. "Ouais ben, je te rappelle que j'ai mal dormi aussi ! " Bref, une demie heure après, je quitte enfin facebook.
Direction, ma feuille blanche Word. Rien à faire, pas d'inspiration. pas envie d'écrire. Je cours me boire un café. Je reviens, me remets devant cette page, tente de trouver une attaque. Non, toujours rien. Toujours pas d'inspiration. Re café... Re je reviens devant ma page blanche. J"ai envie d'aller me reboire un café. Mais non, après je ne dormirai pas.
Le téléphone sonne. Ma rédac-chef qui me raconte ses problèmes pour une pige de dernière minute. "Il faudrait que tu t'en occupes." Heu, mon cerveau est au bord de l'implosion et bêtement, je ne réponds plus de moi : "OK, sans problème ! Je te fais ca pour la fin de la semaine. " Je ne tilte pas. Je ne suis plus en capacité de tilter. Ma rédac chef : "Christel, on est en fin de semaine ! Je te laisse jusqu'à mardi. Ca te va ? Super !" Elle raccroche.
Je me rends alors compte que je vais mourir de travail. Je m'imagine enchainée à mon ordinateur, avec des loups qui garderaient les portes de mon bureau... Non, pas le moment de rêvasser !
Je branche mon Iphone pour écouter un peu de musique. En général, cela m'apaise. Bon, pas cette fois. Les paroles sont entrecoupées des BIPS FOUX que fait ma machine infernale pour m'informer des emails que je reçois. Je préfère ne pas regarder.
Faut que j'avance sur ces 15 lignes à écrire. Mais je n'y arrive pas. Il est déjà 11h15. Je laisse tomber et m'attaque à un papier pour un site auquel je collabore. Allez, j'avance enfin ! Quelques lignes couchées sur l'écran et puis ce satané téléphone qui resonne. Une chargée de com' qui me rappelle pour modifier le planning initialement prévu. Grrr.... Je la maudis, mais comme elle est sympa, je ne lui en tiendrai pas rigueur. Une autre chargée de com' qui m'appelle pour m'inviter à une conférence de presse. Je ne peux pas, non, je suis indisponible.
Je me remets à écrire mon papier sans réfléchir. Je n'ai pas fait de sauvegarde, évidemment, je suis la spécialiste de ce type de bourdes ! Quand j'y vais pour publier l'article, le serveur a perdu mon article. Je CRISE. Je ne peux que m'en vouloir, c'est pas comme si c'était la première fois que cela m'arrivait. Je vous jure !
12h30 : je vais tenter d'aller manger un morceau, en espérant que cette pause sera bénéfique pour mon cerveau et mon inspiration.
14h00 : je reviens à mon ordinateur pour regarder mon planning. Punaise, j'avais zappé mon rendez-vous ! Je me dépêche et j'y cours.
16h20 : de retour devant mon ordinateur, je m'y remets. Je regarde mes mails... Pfff je n'aurais pas du. Cela me désespère. Un prospect auquel j'avais proposé mes compétences rédactionnelles revient vers moi. Il veut me rencontrer. Oui, moi aussi. Mais pas maintenant. Ben si, finalement. Il m'appelle, me parle de sa publication pour lequel il a besoin de contenu psycho. "Vous voyez les sujets : Mon enfant est il normal ? " "Oui, du sujet psycho ! "
Je tente de lui faire comprendre que j'ai trop de boulot et que si c'est pour de suite, cela ne sera pas possible. "Non, c'est pour le 15 avril. Vous avez donc le temps." Je rigole jaune ! Je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression qu'il se foutrait un peu de ma gueule, lui !
Je tente alors de l'intimider. "Niveau tarif, ca donne quoi ? " espérant ainsi pouvoir rebondir en lui disant que je ne travaille pas à ces tarifs. Et manque de bol pour moi, son sujet psycho est bien payé. Même très bien payé. J'accepte comme si je n'avais pas assez de boulot.
Une copine graphiste m'appelle pour un projet, on papote, échange de bons procédés. Je lui raconte ce qu'il vient de se passer et je lui dis : "Tu sais, il y a 3 mois, je n'avais rien pas une pige. Et là, je me retrouve avec plein de contrats qui rentrent, je ne peux pas dire non ? ! Tu comprends ? "Elle rigole et me confirme que j'ai raison.
Je tente désespérément de me remettre à bosser mais c'est comme si c'était écrit que je n'écrirai rien aujourd'hui. Avant, cela m'aurait agacé, énervé. Aujourd'hui, je préfère en rire et aller faire une balade plutôt !
Je tente alors de diversifier mon travail. J'organise mon planning. Paf, un mail vient de tomber pour un voyage de presse ! Yes, j'adore, cela me donnera au moins l'impression fausse que je suis en vacances.
Je range mes dossiers de presse, les communiqués de presse que je stocke je ne sais même pas pourquoi mais c'est comme machinal jusqu'au jour où mes étagères ne pourront plus contenir toute cette paperasse. Je trie mes magazines et me rajoute un truc à faire quand j'aurai du temps : "Penser à actualiser mon press-book" Oui, c'est prévu, un jour viendra où j'aurai à nouveau un peu plus de temps.
Mon téléphone resonne. Un ancien client qui a de nouveaux besoins pour une édition spéciale. "Tu vois ce qu'on veut ?" Aujourd'hui, pas très bien. Mais demain, sans aucun doute, oui !
jeudi 31 mars 2011
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Le sympathique Grand 8 du travail, un mois c'est trop et le suivant c'est le désert :)
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