Je vous l'avais dit de retour d'un séjour apaisant, j'avais forcément envie de reprendre le clavier pour exprimer tout ce que je pense. Aujourd'hui à l'honneur : la pub. Et le publi-reportage.
Je ne sais pas si vous avez déjà dû écrire un publi ou ce qui ressemble à un publi mais qui ne l'est pas : des papiers dithyrambiques sur des lieux ou des choses (hôtels, entreprises, produit de beauté, vêtements). Moi, je déteste ça. Bon, je ne suis pas la seule, j'imagine.
Travaillant désormais dans un gratuit, je mange grâce à mes annonceurs et je pleure quand je rentre chez moi. J'exagère un peu, pas tant que ca en fait. La relation étroite entre la publicité et le journalisme n'est qu'une ligne facilement franchissable par certains et impossible à franchir pour d'autres. J'avoue : j'appartiens aux deuxièmes.
Malheureusement, le poids commercial de certains annonceurs oblige la plus grande bienveillance à leur égard. Entre ceux qui vous dites : "c'est votre boulot, racontez ce que vous voulez" et ceux qui au contraire savent mieux que vous comment écrire un papier et vous rendent des articles qui ne ressemblent à rien. Il y a un pas et pourtant...
Bref je me demandais comment les rédac chefs assument ou pas leur relation avec leurs annonceurs. J'en ai récemment parlé avec une collègue de la presse féminine qui me disait en avoir rien à cirer. Moi, je ne parviens pas à m'en foutre. Vraiment pas. C'est même un cas de conscience.
Alors j'espère recevoir quelques réponses de mes confrères ou consoeurs qui me donneront leur conseil pour apprendre à fermer les yeux ou pas ?
D'avance, merci beaucoup.
lundi 24 octobre 2011
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Bonjour ! Je découvre votre blog avec beaucoup de plaisir. Pigiste toulousaine moi-même, c'est une réalité que vous dépeignez très bien. En ce qui concerne les publis... Je bosse pour un magazine de publis, ce qui m'assure un revenu fixe en dehors de mes piges habituelles. Un revenu fixe ! Un chèque mensuel, toujours du même montant qui me permet de rembourser un crédit.
RépondreSupprimerJe suis diplômée d'une école de journalisme, où l'on nous a appris deux choses sur le métier : l'objectivité et la précarité... Alors oui, j'ai envie de pleurer quand je vante les mérites d'un truc que je sais nul, quand une chef d'entreprise m'explique que mon papier ressemble à un exposé de lycée ou qu'un autre me certifie que j'écris comme une patate. Doutes, et même nausées. Mais ce que je sais, c'est que si je ne faisais pas de publi, je ne pourrai pas faire de piges. Je serai sûrement chargée de com dans l'administration ou friteuse chez McDo.
Et de temps en temps, franchement c'est sympa. On rencontre des gens, des tranches de vie, le courant passe, et on a quand même parfois de belles histoires à raconter. C'est ça qu'il faut retenir. Le reste, c'est comme pour les autres jobs, il y a des trucs chiants. Mais au moins 60 % du temps je fais le boulot qui me plait. On peut pas tout avoir, si ? Bon courage pour la suite !
Merci beaucoup pour votre commentaire qui m'oblige à prendre
RépondreSupprimerun peu de recul et à évidemment bien me rendre compte de la chance que nous avons de travailler même si les conditions pour y parvenir sont de plus en plus difficiles. Merci de votre visite et à bientôt peut être??
Cordialement,
Christel
A bientôt j'espère :O) C'est une amie à moi (pigiste toulousaine également....) qui m'a conseillée votre blog. Je ne manquerai pas de mettre mon grain de sel... Accroc de la plume et de la rhétorique oblige.
RépondreSupprimer